Louis ACHILLE, père de Louis Thomas

Louis ACHILLE - 1927
Photo Falcour Paris
Louis ACHILLE (1878-1965)
Le père de Louis Thomas – photo Falcour Paris – 1927

à l’état-civil, Philéas Gustave Thomas Louis ACHILLE
né le 4 Février 1878 à Fort-de-France (Martinique)
décédé le 10 Janvier 1965 à Nice (Alpes-Maritimes)
inhumé au cimetière Saint-André à Nice (Alpes-Maritimes)

éléments biographiques

études

  • effectue ses études au lycée de Saint-Pierre (Martinique) avant l’éruption de la Montagne-Pelée de 1902
  • Reçu avec le numéro UN à l’agrégation d’anglais dans l’académie de Caen (Calvados) en 1905, premier Agrégé de Race Noire

famille

  • époux de Marguerite Raymone FERDINAND
  • père de :
    • Pierre ACHILLE (1907),
    • Louis Thomas ACHILLE (1909),
    • Marguerite ACHILLE (1911),
    • Jeanne ACHILLE (19013)
    • Isabelle ACHILLE (19015)
  • beau-frère de Paul NARDAL
  • a laissé une veuve, cinq enfants et de nombreux petits-enfants à son décès à Nice en 1965

profession

  • Professeur agrégé au Lycée Schœlcher de Fort-de-France à la Martinique de 1906 à 1937
  • Termine sa carrière en qualité de Proviseur de ce Lycée de 1915 à 1917
  • Se retire à Nice en 1939

distinctions

  • Officier de la Légion d’Honneur (1937)
  • Officier de l’Instruction publique
  • Son nom est donné en 1950 au stade de Fort-de-France

fonctions

  • Ancien Conseiller Privé du Gouverneur de la Martinique
  • Chef par intérim du Service de l’Instruction Publique
  • Fondateur et animateur de nombreuses sociétés culturelles, touristiques et sportives, à la Martinique
  • Vice-Président du Syndicat d’Initiative de la Martinique
  • Fondateur de la « Maison du Sport »
  • Président(1915-1952)-Fondateur de « L’Union des Sociétés martiniquaises de sports athlétiques » USMSA

Personnage de tout premier plan, qui a influencé des générations par ses hautes qualités morales, intellectuelles, son ardente action sociale et son indéfectible loyalisme envers la France dont Aimé Césaire

témoignage

Conversation avec Aimé Césaire
Rencontre avec un Nègre Fondamental
Patrice Louis – mai 2007 – arléa

extrait pp 20-21

Patrice Louis :
Et comme vous étiez un très bon élève, vous voilà boursier et, effectivement, parisien. Comment se passe votre arrivée à Paris ?

Aimé Césaire :

Ça s’est passé moins vite que ça. Il y avait des matières, en classe, où je réussissais très bien, et d’autres où je ne réussissais pas bien du tout : en mathématiques, j’ai très vite compris que je n’avais pas la bosse, je n’insiste pas. Les sciences naturelles, je les aimais bien, mais certains profs ouvraient tout bonnement leur manuel de botanique, ou de biologie, et vous lisaient simplement un chapitre. Ça ne m’exaltait pas du tout, alors que dans la nature les fleurs m’excitaient. C’était très inégal. J’étais très mordu par la littérature, par le français, par le latin, parce que mon père me ressassait ça tout le temps. Il me faisait lire des livres. Il m’a fait lire la moitié de la bibliothèque de l’hôpital civil, tout Dumas, les romanciers français… Il aimait profondément la littérature, et la littérature française. J’avais aussi quelques professeurs éminents. Un professeur comme Monsieur Louis Achille, ce n’était pas n’importe qui. Ces hommes de couleur croyaient qu’ils avaient une mission : élever le peuple à un niveau supérieur de culture. Quand je suis arrivé en France, certains de mes petits camarades de France se sont montrés très étonnés du niveau que nous avions dans certaines matières. Quand le père Achille récitait un poème en anglais : Long lines of … (Aimé Césaire récite en anglais) – je ne connais plus l’anglais mais je n’ai pas oublié ces vers de Monsieur Achille. Quand, en France, je suis arrivé au lycée Louis-le-Grand, la première fois que j’ai été interrogé par le prof d’anglais – Monsieur Travers, un grand professeur français très éminent–, il m’a regardé et m’a dit brusquement : ‘‘ Vous êtes de la Martinique. Vous n’avez pas été l’élève de Monsieur Achille ? ’’ J’ai dû confesser. Il avait relevé la marque du maître. Il y avait là-bas une solide tradition universitaire, dont il ne faut pas faire fi.

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