70 ans après – Amphithéâtre Descartes à La Sorbonne – Paris
18 septembre 2026
Du 19 au 22 septembre 1956, à La Sorbonne, dans l’amphithéâtre Descartes - du nom du penseur du cogito -, plus de 100 écrivains et artistes s’étaient rassemblés pour affirmer : Je suis Noir et j’existe.

Intervention de Louis T. Achille en 1956
Lors du Congrès de 1956, Louis Thomas Achille est intervenu sur le thème « Les Negro spirituals et l’expansion de la culture noire » (dans l’archive audio de l’INA, sa contribution débute à 7 minutes 38 secondes).
Au cours de cette conférence, il avait sollicité de la présidence du Congrès l’autorisation de chanter le Negro spiritual I Will Walk on My Own Legs Till Kingdom Come qu’il venait de composer à Lyon (France), en soutien au boycottage des autobus à Montgomerry en Alabama par Rosa Parks. Cet événement a constitué l’un des points de départ de l’engagement du pasteur baptiste Martin Luther KING Jr.
Le texte intégral de l’intervention de L.T. Achille figure dans le numéro spécial de la revue Présence Africaine dédié aux actes du premier Congrès des écrivains et artistes noirs (pp. 227 à 237) et en version audio sur le site de l’INA.
Le relais est passé
70 ans après, jour pour jour, la Sorbonne, Présence Africaine et la Société africaine de culture dont Louis T. Achille a contribué à rédiger les statuts, ont commémoré cet évènement dont on mesure de mieux en mieux la signification et l’importance.

Colloque des 70 ans du Congrès – Amphithéâtre Descartes – La Sorbonne – 18 sept. 2026 Photo Etienne Achille
L’amphithéâtre Descartes a accueilli un colloque construit autour de cinq enjeux :
- Jeunesses afro-diasporiques et book-clubs – Enjeux d’accessibilité
- Art, histoire et transmission
- Médias : quelles stratégies pour porter nos voix ?
- Engagements intersectionnels : voix d’hier à aujourd’hui
- Réhumaniser les sujets africain(e)s et noir(e)s en France aujourd’hui.
Une exposition a présenté sur deux niveaux de la Galerie Soufflot de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne les figures marquantes du Congrès, mais aussi les absents et absentes, ainsi que les échos qu’a cet évènement fondateur jusqu’à aujourd’hui :
- 1956 | MÉMOIRE D’UN CONGRÈS, commissaires : Florence Alexis et Présence Africaine
- 2026 | RÉSONANCES CONTEMPORAINES, commissaire : Tamandra Geny.
Trace de l’événement historique
Une plaque commémorative (ci-dessous) a été dévoilée en présence de Mme Suzanne Diop, fille d’Alioune Diop, et des présidentes des universités Paris I – Panthéon Sorbonne, Mme Christine Neau-Leduc, et Sorbonne Université, Mme Nathalie Drach-Temam.

Dévoilement de la plaque avec Suzanne Diop : (vidéo)
Vidéo : Etienne Achille
Photo de groupe actualisée
Une photo commémorative a été réalisée devant la Chapelle de La Sorbonne. 70 ans après, la proportion de femmes et d’hommes s’est inversée : un signe des temps.

La famille Achille était représentée à cet évènement, comme elle l’a été pour le 50ème anniversaire :

En savoir plus
70 ans après le 1er congrès des artistes noirs: où en est le travail de «décolonisation des arts»?
Vidéo : durée 13:52
Paris 1956 : à la Sorbonne, le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs
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